Les sales gosses
Les sales gosses
Pas de chichi faut qu’ils bossent
Ils sont perdus dans la société
Egaré entre le présent et le passé
Pas de rififi sur les prix
Ici on ne vie pas on survie
Oublié les rancoeurs et les soucis
Sales gosses ! On l’est mais on n’a pas choisi
Obligation si on veut s’en sortir
La répression c’est leur seul désir
Se faire entendre en choquant
En arrivé là… c’est révoltant
Pourquoi pas crevé la bouche ouverte ?
Plus d’un serrais comptant, pure perte
Alors on fait se qu’on peut
Et sûrement pas se qu’on veut
Le droit à l’éducation a choisi son camp
Dans le match de foot, nous on reste sur le banc
A force de montré le mal à la télé
Ca provoque chez certain des vocations inespéré
C’est toujours mieux que de montrer mon T2
Avec mes parents, mes frères, mes sœurs, on essaye d’être heureux
Mais quand il n’y a pas de place à la maison
Très vite on choisi la solution
Descendre dans la rue pour échappé au quotidien
Puis se faire traiter de racaille, c’est notre destin ?
Non, nous on refuse la fatalité
On va pas crevé au nom de l’économie de marché !!
C’est vraiment trop demandé, un boulot, un salaire
On est quand même au pays des lumières
Les droits de l’homme, chez nous c’est oublié
On préfère regarder chez les autres, voir si c’est appliqué
Plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin
Pour mieux oublier la poutre qu’on a dans le sien
Se déconnecter de la réalité, et faire des généralités
C’est plus simple, quand on veut gouverner
On parle, en grand terme de la France…
Mais c’est qui la France ?
Moi, le sale gosse je fais partie de cette France
Ou je vie sans pays, en errance ?
Non vraiment on se moque de nous
On parle, on parle, pour faire oublié qu’on s’en fou
On ne représente que 10% de la population
Alors c’est normal, dans le fond, qu’on nous prenne pour de con
Devenir asocial, aujourd’hui n’est plus si marginal
Quand on voit la société, on se dit même que c’est banal
Fermé ça gueule pour qu’on puisse nous oublié
C’est se qu’ils veulent, ça oui, mais plutôt crevé
Je préfère jouer sur les mots et sur les rimes
Et finalement partir de la racine pour atteindre la cime
M’installé à la présidence, et mettre tous le monde à plat
Repartir l’argent équitablement, ou garder tous pour moi
Après tous pourquoi pas ? On est toujours le pauvre de quelqu’un
Alors à la fin il n’en restera qu’un…
Qui ça serra, ça je ne peux pas le dire
Sûrement pas moi, ça par contre je peux l’écrire
Heureusement, encore aujourd’hui on peut rêver
On se demande même si ce n’est pas la seule réalité
Car franchement dans quelque année on aura tous crevé
Nous les sales gosses de la société…
Pierre-Alain